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L'Edito

Le prog est-il une musique de vieux ?


Ce n’est pas le meilleur titre d'édito pour souhaiter (à vous et à vos proches) une excellente année 2018… Il faut pourtant voir la réalité en face : les premiers soubresauts de ce cher bon vieux Rock Progressif datent déjà de 50 ans !!

Hein ? Quoi ? Depuis si longtemps que ça ?

Ben oui.... Y’en a même qui ont daté ses origines bien avant ! Dans le précédent numéro, nous vous avions parlé de l’emblématique Shine On Brightly de Procol Harum en 1968 et qui contient la mirifique suite de 17mn "In Held 'Twas in I". Un acte fondateur… Mais un peu avant, toujours en 1968, il y eut aussi In Search Of The Lost Chord des mythiques Moody Blues. Un concept-album progressivo-psychédélique (sur la quête et la découverte) contenant l’emblématique "Legend Of a Mind" d’une durée raisonnable de 6’40, en hommage à Timothy Leary, le grand défenseur du LSD. Ce morceau phare « proto-progressif » a été composé par Ray Thomas, l’un des quatre chanteurs du groupe, également flûtiste (et accessoirement hautboïste et saxophoniste). En ce mois de janvier 2018, nous avons appris le décès de ce musicien à la silhouette et aux moustaches très « british » que ne renieraient pas les Monty Python. C’est bien triste, mais il n’était pas vraiment jeune : 76 ans. Ce qui tendrait à prouver qu’en effet, le prog est une affaire de papys.

Ray Thomas

Eh Oh, le prog a évolué depuis 1968, non ? « Ca, ç’est ben vrrré » (copyright Mère Denis).

Il y a 40 ans, UK sortait son premier album éponyme. Il y a 30 ans, les prog-métalleux Queensrÿche nous balançaient Operation Mindcrime. Il y a 20 ans Spock’s Beard nous offrait son 3ème album The Kindness Of Strangers (alors que Prog La Vie l'invitait à jouer au Théâtre Dunois avec Chandelier en première partie). Et il y a une décennie, nous découvrions les australiens d’Unitopia avec leur double-album culte The Garden. 2018 a encore beaucoup à nous offrir. Les héritiers de Ray Thomas, John Wetton, Keith Emerson, Chris Squire, Trent Gardner… vont continuer à nous enchanter de leurs notes magiques… Koid'9 sera là pour les soutenir. Le prog n’est pas une musique de vieux, c’est une musique qui progresse avec son temps, mais dans un univers parallèle.

En complément à notre édito, juste quelques mots pour rendre hommage à deux chanteuses disparues en ce mois de janvier 2018 et dont les médias ont largement parlé :
- France Gall, grâce à Michel Berger, avait su s'entourer de musiciens talentueux issu du rock progressif. Jannick Top (basse) avait débuté chez Magma ; Serge Perathoner (claviers) au sein de Transit Express et de Rose ; Denys Lable (guitare) participé à Le Monde En Etages (1970) d'Alain Markusfeld ; Claude Salmieri (batterie) fait ses armes dans le Zeuhl (Magma et Paga Group notamment).
- Dolores O'Riordan avait réussi à faire évoluer la musique des Cranberries d'un folk rock mâtiné de grunge à une pop de luxe sophistiquée, avec quelques relents progressifs, comme le prouve le superbe Bury The Hatchet (1999) avec sa pochette floydienne signée Storm Thorgerson. Le Prog est partout...

Cousin Hub pour la rédaction de Koid'9 

Jeudi 15 février 2018 @ 22:28:21

Le top 2017 de la rédaction

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Et voici enfin le Top 2017 de la rédaction de Koid'9 magazine... Enjoy...

 

 



 1. Steven Wilson - To The Bone Discipline - CaptivesSteven Wilson - To the Bone
 2. Black Country Communion - BCC IV
 3. Big Big Train - Grimspound
     Discipline - Captives Of The Wine Dark Sea
 4. Lunatic Soul - Fractured
     Pain of Salvation - In The Passing Light Of Day
     Steve Hackett - The Night Siren
     Deep Purple - Infinite
     Nad Sylvan - The Bride Said No Lunatic Soul - Fracturedbcc4
 5. Barock Project - Detachment
     Roger Waters - Is This The Life We Really Want?
     Spock's Beard - Snow Live
     Anathema - The Optimist
     Big Big Train - The Second Brightest Star
     Dam Kat - Alawn
                                   Innerspace - Rise
BBT-grimspound     Lifesigns - CardingtonPOS-Light
     Magenta - We Are Legend
     Wobbler - From Silence to Somewhere
     Alan Simon - Excalibur IV
     Threshold – Legends Of The Shire
     Carptree - Emerger



En DVD/Blu-Ray, nous avons plébiscité (sans ordre particulier) :


Carducci-live The Pineapple Thief
- Where We StoodLazuli-live
 
 David Gilmour - Live at Pompeii 2016
 Spock's Beard - Snow Live
 Lazuli - Nos Ames Saoules Live 2016
 Franck Carducci Band - Tearing The Tour Apart (Blu-Ray) 
 Stream of Passion - Memento
 Minimum Vital - Connexions
 Mystery - Live at ProgDreams V

En concert, nous avons aimé (sans ordre particulier) :

Ange-live

Ange - Enregistrement public de Heureux ! à Sausheim
Chris Rea - Salle Pleyel à Paris
Steve Hackett - Le Trianon à Paris
Big Big Train - Londres, Cadogan Hall
Magma - Caravan - Lazuli (Rock au Château)
Weend'ô - Harvest - Karnataka - Franck Carducci  Band (Prog en Beauce)

Glass Hammer - Frost* (2 Days Prog + 1)

Karfagen - Panther & C. - Io Earth (Prog Sud)

Hors prog, nous avons également apprécié :

YGAS Yvan Guillevic & Anne Sorgues - Do It Your Way
 Jean Pascal Boffo - Invizible

 Dewa Budjana - Zentuary 
 The House of Lords - Saint of the Lost Souls

 Kryptonite - Kryptonite
 Pride of Lions - Fearless

                                    Tohpati Ethnomission - Mata Hari

Boffo-Invizible

 Depeche Mode - Spirit

 Sparks - Hippopotamus 

 Noel Gallagher's High Flying German Birds - Who Built the Moon?
 Steven Wilson - Last Day of June (soundtrack)
 Blackfield - V
 The Paul Reed Smith Band - Time to Testify
                                    Aimee Mann - Mental Illness
                                    Anne.G - Fragments

 

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Mardi 13 février 2018 @ 20:53:25

Big Big Train Live at Cadogan Hall, le 29 septembre 2017

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BBT.jpg

Il m’en coûte d’avoir à écrire ce qui va suivre d’autant plus que je fais partie des credits/remerciements (avec l’ami Cyrille) du dernier album, The Second Brightest Star, dont pas un morceau n’aura été interprété, sûrement à cause du manque de temps entre sa sortie surprise et les trois concerts. Mais là n’est pas la question.

J’étais venu à Londres avec encore dans la tête le somptueux concert du Kings Place il y a deux ans. Une fête pour les oreilles et les yeux si bien mise en son par l’ingénieur attitré Rob Aubrey pour le grand retour sur scène de Big Big Train qui en avait été si longtemps absent. On sait que le succès est venu avec les arrivées pérennes de Longdon, Gregory, Manners, D'Virgilio. The Underfall Yard, les deux English Electric et Folklore ont installé BBT au pinacle de la prog et ils seront la tête d’affiche du prochain festival de Lorelei en Allemagne. Ultra mérité.

Aussi avait-on fait le voyage Le Mans - Londres hyper excité. Cadogan Hall, 900 places, est une drôle de salle. Il faut y grimper plusieurs étages avant de prendre place. C’est une ancienne église dévolue à la musique classique. Dans la salle, il y a du grand monde, dont Tony Banks de Genesis ou encore l’écrivain Jonathan Coe, juste à côté de nous.

C’est parti : La violoniste Rachel Hall est seule en scène ; c’est le thème de « Folklore » ; les cuivres enchaînent, tout le monde arrive sur scène sur fond d’applaudissements nourris ; on frémit, on ne pourrait pas être mieux ailleurs. Et puis, la batterie de Nick embraye et là, on sursaute. Elle couvre tout. On n’entend qu’elle. Les cuivres à peine, les autres pratiquement pas. Où sont les deux guitares, celles de Dave et de Rikard ? Où sont les claviers de Danny et Andy, où est la voix de David ? On ne s’attendait certes pas à ce son de garage ! « Brave Captain » est joué trop fort ; la finesse légendaire du jeu de Nick est totalement occultée par le bruit insupportable de ses toms. Durant cette éprouvante première partie du set, ça ira un peu mieux sur des tempos plus feutrés comme ceux de « Last Train » et surtout de l’acoustique (et merveilleux) « Meadowland ». Mais le long et complexe « A Mead Hall In Winter » sera lui aussi spolié par un son si pourri qu’au-dessus de nous, les corbeilles de la salle s’étaient vidées ! Il paraît qu’en haut, c’était pire encore ! J’aime autant vous dire qu’à l‘entracte, Facebook, Twitter et pas mal de gens sur place étaient en ébullition : « Un an que j’attendais cela, je viens de loin avec ma femme et tout ce que j’entends, c’est une batterie ! » Ou encore : « En 2017, aucune excuse d’avoir un son aussi pourri ». J’en avais les larmes aux yeux. Mon groupe préféré, au son si léché, trahi sur ses meilleures et propres plates-bandes ! A la « mi-temps », l’ingé son Rob Aubrey en a vu du monde arriver à son pupitre pour demander ce qui se passait !

Du coup, avant que ne débute le second acte, David Longdon s'est excusé publiquement. Sur scène, lui et les siens n’avaient certainement pas pu mesurer le « carnage ». Il a expliqué qu’ils n’avaient pas eu le temps de répéter dans la salle car ils n’étaient arrivés que le jour même. C’est vrai aussi que Cadogan Hall, très ouvert par le haut des deux côtés, est sûrement moins ad-hoc pour l’acoustique que ne l’était le cosy et feutré Kings Place. Ou que le Real World Studio où BBT avait une fois de plus répété. On a aussi une autre piste. Il ne nous a pas échappé que par rapport aux concerts d’il y a deux ans, Nick D'Virgilio étrennait une batterie beaucoup plus balèze avec deux grosses caisses au lieu d’une et que celle-ci reposait sur une estrade. Elle aura été mal domptée par les capteurs sonores…

Ça ira mieux ensuite même si ça restera loin d’être parfait. Toujours ces toms omniprésents…Mais « Swan Hunter », le fantastique - comme d’habitude - « East Coast Racer » au terme duquel Longdon dira en riant : « On la refait ? » ou le majestueux « Victorian Brickwork » viendront quelque peu cautériser mes plaies. Et c’est tous déguisés qu’ils finiront le set sur un « Wassail » explosif. Sûr qu’on a parlé beaucoup de tous ces soucis ensuite, après le concert, avec les musiciens qui étaient franchement désolés. Sûr aussi que je ne ferai plus l’erreur de me pointer le premier jour. On y essuie parfois les plâtres.

Ce qui m’a aussi foutu le seum’, c’est que certains potes présents le lendemain ou le surlendemain me diront que tout avait été réglé et que le concert avait été génial. Tant pis pour moi, tant mieux pour eux, tant mieux pour BBT. Rendez-vous en Allemagne en juillet prochain pour ma revanche.

Jean-Marie Lanoë

Set List Part 1 : Folklore Overture / Folklore / Brave Captain / Last Train / London Plane / Meadowland / A Mead Hall In Winter - Part 2 : Experimental Gentlemen (Part Two) / Swan Hunter / Judas Unrepentant / The Transit Of Venus Across The Sun / East Coast Racer / Telling The Bees / Victorian Brickwork - Encore : Wassail Overture / Wassail

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Mardi 13 février 2018 @ 20:39:14

Franck Carducci Band - 26 novembre 2017 - Le Galway (St André de Cubzac, 33)

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Francois_CarducciBordeaux.jpg

 

C'est par une nuit pluvieuse que je me suis rendu à St André de Cubzac, ville natale du commandant Cousteau à 25km de Bordeaux. Arrivé juste à l’heure (22h00) pour assister à l’intro du concert, je me suis difficilement frayé un passage jusqu’au bar pour commander une excellente bière ambrée. « Nous avons plutôt l’habitude de jouer dans de grandes salles vides, que dans des petites salles pleines » nous dira plus tard notre ami Franck Carducci. Il faut dire que le prix de l’entrée était attractif (eh oui, le concert était gratuit !!), qu’on était un vendredi soir et qu’il n’y avait rien à la télé…

La bière coule à flot, les planches de charcuterie de Bayonne et les frites maison, passent de tables en tables et au premier rang on retrouve l’équipe du Crescendo derrière l’inénarrable Matthias (« j’espère que tu vas nous écrire un compte-rendu, mon Hub ! »). George Pinilla, moustaches au vent, est là lui aussi, accompagné du fidèle (parmi les fidèles) Jean-Louis Lafitteau et de quelques-uns de ses clients. Le public est majoritairement constitué des habitués du Galway, qui prend la programmation du pub comme elle vient : blues-rock, chanson française ou folk celtique. Je doute que le rock progressif soit souvent mis à l’honneur au Galway, mais le public bon enfant a été réceptif à toutes les sollicitations de Franck, Mary (compagne du maestro, chanteuse, danseuse et front-woman de talent) et Christophe, le guitariste grimacier (également joueur de Didgeridoo et de Thérémin). En 2h30 (deux sets entrecoupés d’une pause de 15mn), le combo a pu montrer tout son talent et charisme. Quelques nouveaux morceaux à paraître ont émaillé un show particulièrement huilé. On a pu apprécier « The Angel » chanté en solo par la douce Mary, enrobée de lumières colorées. Autre titre, une tentative de « tube de 4mn pour passer chez Taratata ». Concernant le show en lui-même, prière de vous reporter au compte-rendu du PeB

Le Carducci Band est -aujourd’hui- le meilleur groupe scénique de Classic Prog Rock français, conciliant tout ce qu’on aime dans la musique que nous défendons. Ceux qui ne connaissent pas encore doivent impérativement acquérir le DVD Tearing The Tour Apart, modèle du genre. L’excellentissime Jimmy Pallagrossi (batteur de Karnataka) et l’étonnant Mathieu Spaeter (guitares) faisaient alors partie de la formation, ce qui n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui, leurs remplaçants étant nettement moins charismatiques et versatiles. Le Franck Carducci Band, totalement autoproduit, a besoin de notre soutien : s’il passe dans votre région, allez le voir, achetez ses disques, claquez la bise à Mary et tapez dans le dos d’Olivier Castan, le clavier (c’est lui qui a dessiné la couverture de notre centième numéro !). Carducci et Koid9, c’est à la vie, à la mort. Mais plutôt la vie car nous, on aime le live. « Aimons-nous vivants !! » (François Valéry, grand poète du vingtième siècle).

Cousin Hub

 

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Dimanche 07 janvier 2018 @ 19:34:06

2018

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Francois_2018.jpgAllez, on doit avancer quand-même... Que cette année 2018 soit une source inépuisable de joies et découvertes musicales, prog ou pas, et que finalement elle soit pour vous la concrétisation de pas mal de vos rêves. Pas tous, il est bon d'en avoir toujours qui ne sont pas encore réalisés !

 

 

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Dimanche 07 janvier 2018 @ 19:28:43

Colin Tench

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Francois_Colin-Tench.jpgAu-delà (!!!) des voeux de rigueur en ce début 2018, l'année 2017 nous aura décidément fait suer jusqu'au bout. Le dernier jour de l'année voit l'annonce du décès de Colin Tench, fabuleux musicien auteur du magnifique album Hair in a G string (unfinished but sweet) fin 2016, chroniqué dans notre numéro 101.

Son nouvel album, qu'il venait de nous faire parvenir avec son éternelle gentillesse, sera chroniqué dans un prochain numéro.

Il est déjà disponible en version digitale et le sera en CD à la fin du mois de janvier.

Rip Colin Tench

Ce n'est rien de dire qu'on était quelques-uns au sein de la rédaction à attendre ce disque...

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