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Cast : Imaginary Window (1999 - cd - parue dans le Koid9 n°31)

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Le groupe mexicain Cast a-t-il encore quelque chose d'intéressant à nous dire ? Nous sommes en droit de nous poser cette question tant sa production est abondante (il s'agit du 8ème album studio en seulement 5 ans) ? Découvrant cette formation avec "Imaginary window", je suis tenté de répondre dans l'affirmative, car je dois bien avouer que leur musique est bougrement réussie.

Les ébats de nos sombres héros (il fallait l'oser celui-là !) sont globalement dominés par les claviers multiples d'Alfonso Vidales, ce qui leur donne une coloration fortement symphonique. Les compositions sont en effet comparables à un flot en constant mouvement de sonorités synthétiques variées qui se superposent et s'entrecroisent. Sur ce canevas viennent se poser les touches subtiles et expressives de guitare électrique de Francisco Hernandez, à la manière discrète d'un Steve Hackett ou d'un Mike Oldfield, ainsi que les effluves apaisantes de la flûte de Dino Brassea. Ces deux derniers (principalement Dino, si je ne m'abuse) se partagent de plus les parties chantées dans un anglais irréprochable sur 6 des 11 titres variant de 2 à 10'. Et je dois dire que de ce côté aussi la réussite est au rendez-vous. S'il paraît que dans le passé le chant n'était pas le fort de Cast, je trouve qu'ici il y a une grande recherche sur les intonations et les harmonies vocales. Il suffit d'écouter par exemple "a blossom in the spring" ou "cotton dreams" pour succomber à ces mélodies entonnées avec des voix éraillées ou tremblantes dont la force est parfois comparable à celle de Peter Gabriel. Côté instrumental pur, mes préférés sont l'orchestral et pianistique "snail" avec son tempo de valse lente, "desert rainbow" pour son caractère guilleret et entraînant et les 9' de la suite titre qui officie dans un registre fougueux et dynamique. On peut regretter un peu que, pour une musique aussi dense et riche, la production ne mette pas plus de relief sonore, mais cela n'empêche pas que le plaisir soit constant d'un bout à l'autre du disque. Tout cela me donne vraiment envie de jeter une oreille sur les réalisations antérieures de ce groupe au talent indéniable. Caramba!

Michael Fligny




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